Le bio est-il la solution pour sauver la planète ?

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Déforestations partout dans le monde

Tout le monde parle de l’écologie et du dérèglement de la planète, mais qui se soucie de la déforestation des forêts, particulièrement importantes, en Amérique du Sud (Amazonie), et dans les pays du Sud Est (Asie), et des conséquences que cela implique sur le climat.

Depuis 50 ans, toute l’Asie, incluant la Chine, est le continent qui a le plus évolué, en termes de croissance économique, tous les pays ne sont pas dans le même cas, mais c’est quand même une tendance alarmante, car la croissance se fait au détriment de la Foret et les déforestations sont légions, le rythme de la déforestation est réellement effrayant.

Chaque année, des milliers d’hectares de forêts disparaissent, c’est chaque année, l’équivalent d’un pays Européen comme la Grèce qui part en fumée, et un tel niveau de déforestation, c’est évidemment la cause majeure de la perte de la biodiversité, qui va avec, et même si certains pays comme l’Inde ou la Chine en ont pris conscience et procèdent a de la reforestation, cela ne suffit pas.

La conversion forestière en terres agricoles exploitables, par l’homme est l’une des causes de cette terrible dégradation, et les forêts tropicales primaires, disparaissent actuellement au rythme de 6.000.000 millions d’hectares par année. Ce sont toutes les forêts tropicales qui sont menacées, notamment toutes celles de l’Amazonie, qui sont brûlées de façon anarchique et irrationnelle.

En Amérique du Sud, l’élevage et l’agriculture migratrice, surtout dues aux migrations des colons des Andes, vers le bassin Amazonie, ont apporté avec eux, la nécessité de disposer de systèmes agricoles intensifs, et c’est pour cela que chaque année, de nouvelles forêts sont brûlées, pour tenter de maintenir une productivité minimale, dans ces terres infertiles et mal exploitées.

Déforestations, l’agriculture biologique, peut- elle nourrir l’humanité ?

Il ne faut jamais être sectaire et affirmatif, mais cela semble très difficile, pour de multiples raisons, nous sommes chaque jour de plus en plus de personnes dans le monde, et les terres exploitables ne sont pas extensibles, le rendement bio, est nettement inférieur à l’agriculture normale, de plus les nouvelles constructions immeubles et routes, réduisent considérablement les terres exploitables.

Qui peut imaginer, il y a des dizaines d’années, que les Champs Elysées, en plein Paris, furent tracés en pleine forêt, ou bien que les New-New-yorkais, allaient pique-niquer sur l’Hudson, les surfaces exploitables  diminuent partout, et surtout au détriment de la forêt, partout l’asphalte et les nouveaux immeubles grignoter les forêts et les terres agricoles exploitables.

Une autre contrainte, pointe aussi son bout de nez, l’absence d’eaux pour irriguer les plantations, impossible d’ignorer que :

  • 950 millions de personnes, dans le monde, n’ont pas accès à l’eau potable ;
  • 3 milliards de personnes, dans le monde, n’ont pas l’eau courante chez eux. Elles se ravitaillent à des puits, plus ou moins potables, et parfois inaccessibles (profonds).
  • 3,5 millions de personnes meurent chaque année par absence d’eau potable. 
  • 1 enfant meurt toutes les quatre secondes, à cause d’une mauvaise alimentation, ou d’une absence d’eau potable.

L’eau manque, sur tous les continents, même si des efforts sont faits ici et là, les solutions ne sont pas évidentes, les espaces pour les barrages sont limités, et il est difficile d’augmenter les volumes de ceux existants déjà, et c’est pour cela qu’il est nécessaire de mieux organiser la répartition des eaux :

  • Par une meilleure gestion des canaux de transferts entre les bassins.
  • Par un meilleur contrôle des irrigations, jours, périodes, volumes.
  • Par une vraie analyse et un suivi de nos nappes phréatiques.
  • Par des cultures raisonnées, selon les zones (notamment pour les maïs).
  • Par des lâchers plus adaptés ou coordonnés sur les lacs de nos montagnes.
  • Par la création de nouveaux barrages ou retenues d’eau, mais qui seraient acceptées par les populations et les collectivités locales (pour éviter des incidents récents).

Pour toutes ces raisons, nous pensons que la seule agriculture bio, ne peut pas être une réponse unique à la faim dans le monde, car il nous faudrait découvrir d’autres planètes habitables pour produire les aliments nécessaires à la consommation mondiale. Dans tous les cas, une certitude, vient à l’esprit, c’est qu’il nous faut réduire les gaspillages.

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