Association Française pour l’agriculture Biologique : AFAB

Agriculture Biologique : Les Français et le bio

En 2019, plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques et près des ¾ consomment bio régulièrement (au moins une fois par mois).  14% en consomment même tous les jours !. La consommation régulière d’aliments biologique progresse dans l’Hexagone, avec près de 71% des Français qui consomment au moins un produit biologique par mois, selon le baromètre de l’Agence bio.

l’agriculture biologique et création de la FNAB

La mise en pratique de l’agriculture biologique au début des années 60 fait de la France un pays pionnier : le Groupement d’Agriculture Biologique de l’Ouest (GABO) est créé en 1958, il devient l’AFAB (Association Française d’Agriculture Biologique) en 1961. Deux tendances s’y dessinent : un courant lié à des firmes commerciales qui approvisionnent les producteurs en intrants (la société Lemaire-Boucher) et, en réaction, un courant indépendant de toute attache commerciale, l’association Nature et Progrès est créée en 1964, qui se veut ouverte à toutes les méthodes d’agriculture biologique.  C’est le début d’un socle politique et scientifique commun.

1962, Année charnière pour le bio en France, par la création de la fondation de l’Association Française pour l’agriculture Biologique (AFAB). Qu’est ce que le Bio, ce n’est ni plus ni moins qu’une méthode de production agricole, qui exclut le recours aux produits chimiques, et à l’agriculture intensive telle que produite, durant une grande partie du dernier siècle,  et certains vont plus loin, si vous voyez des chevaux labourer des vignes, il y a de grandes chances pour que le viticulteur, soit un fervent du bio.

Il y a 50 ans (1970), un grand mouvement s’est crée, pour le retour à la nature et à la production des produits biologiques. Nous avons vu, ici et là, fleurir des jardiniers du dimanche, qui faisaient leurs cultures dans leurs petits coins.  Un plan fut créé, Agriculture Biologique : Horizon 2012, suite au Grenelle de l’environnement, ce qui impliquait de multiplier par trois ( x 3) la surface biologique utilisée en quelques années. C’était un joli prolongement à la création du  premier syndicat d’agrobiologie, dont la création remonte à l’année  1964 (Source)

Il n’y a pas si longtemps, le journal le monde a publié, une étude démontrant que l’agriculture biologique pouvait être bien plus productive qu’on ne le pensait, et tout cela en respectant l’environnement et en préservant la biodiversité. Une seconde étude du même journal, prétendait qu’en 2050, une agriculture 100 % biologique, suffirait pour nourrir la planète, sous condition de réduire les gaspillages et de limiter ou diminuer, la consommation de protéines animales, et tout cela en diminuant les gaz à effet de serre !! C’est beau de rêver, mais la réalité, est que le bio ne représente que 1 % de l’ensemble des terres cultivées dans le monde, et que la France fait un peu mieux, avec 6 % des terres agricoles . (source)

Soyons réalistes, selon la FAO O=- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, les productions agricoles devront augmenter de 50% d’ici 2050, si l’on espère que la population mondiale soit nourrie, car nous serons quand même près de 10  milliards d’humains.